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Critique Man of Steel

Le 31 mars 2014, 16:22 dans Humeurs 0

Man of Steel

 

 

 

J'ai regardé le film en format Blu-Ray, sur une PS3 Ultra Slim et un écran 42 pouces Full HD. J'ai effectué un second visionnage sur un écran 32 pouces Full HD Led et une PS3 Fat 40 Gigas. Le tout en VF avec un casque de bonne tenue et en 2D.

 

Techniquement, la galette est excellente. L'image est sublime et restitue à merveille le travail effectué sur la photographie. La présence de grain, comme pour les films à l'ancienne (filmé en 35 mn) donne une identité au film, qui se démarque des blockbusters à l'image digitalisée.

Malgré la présence de grains volontaires, les détails sont saississants et on reste sublimé par la beauté du spectacle. Que ce soit les visages des acteurs ou les effets visuels, tout est impeccablement restitué pour nous mettre dans les meilleures conditions possibles afin de savourer l'un des plus gros divertissements super héroiques de tous les temps.

Au niveau de la qualité sonore, n'étant pas équipé pour, je ne saurai dire. Toutefois, la qualité semblait au rendez-vous et le doublage français était de qualité.

 

Quand au film en lui meme, c'est de la meme tempe. L'ayant vu une première fois au cinéma, dans une salle techniquement à la ramasse, j'ai vite décroché du film pas aidé c'est vrai par la horde de mangeurs de pop corns. J'ai ensuite enchainé avec 2 visionnages en HDRip, et je dois avouer que mon estime pour le film s'est trouvée rehaussée. Si je n'arrivais toujours pas à comprendre les événements se déroulant lors du dernière acte (une constante avec les blockbusters de cette année, survitaminés au point de me laisser bouche ouverte et abrutis avant la fin) les 2 premiers actes me semblaient toutefois très bons et je ne pouvais que saluer la mise en scène magistrale de Zack Znyder, qui a enfin laissé tomber les ralentis et les musiques de fond pour offrir un spectacle dantesque sans jamais oublier ses personnages.

 

 

 

Etant passé au format Blu-Ray, je dois avouer que le gain en lisibilité (passer de 1080p à 1920p change effectivement beaucoup de choses) m'a donné plus envie de m'immerger dans ce long métrage. De tels films, au budget faramineux et à la plastique dernier cris nécessitent un minimum de confort de visionnage pour etre apprécié dans de bonnes conditions. Man of Steel est de ceux la, et pour réussir à garder un minimum de cervelle et de logique pour suivre les multiples péripéties du dernier acte, vous avez interet à avoir une TV qui assure.

Car tout s'enchaine à une vitesse folle, l'écran regorge d'éléments, d'explosions, de combats, de tirs ,,, sans oublier la caméra virevoltante du réalisateur passant des tentatives desespérées des habitants de Metropolis de fuir le carnage à un Superman luttant contre une machine à terraformer gigantesque. Non, c'est de la folie pure et je défie quicqonque de garder la tete froide en visionnant ce dernier acte.

 

Donc oui, j'ai aimé Man of Steel. Un peu comme pour The Dark Knigth Rises, je me sent submergé par l'oeuvre à chaque fois que je la regarde.

Oui, bien entendu cela regorge de défauts. Mais le travail accomplis est tellement énorme, la technique fabuleuse, la création d'un univers si réussie, les personnages si réels que l'on ne peut qu'applaudir ce qui il y'a quelques années paraissaient impossible (1997: Batman et Robin).

 

Je passe l'intro complétement survoltée ou Snyder nous plonge dans une ambiance de sicence fiction à la sauce Avatar, aux guerriers tout droit sortis de Dragon Ball Z (Le géant chauve de la garde de Zod aux airs de Nappa et Végéta incarné par une petite brune sur entrainée et habillée d'épaulettes) et vétus de proto armures futuristes qui sont décidément à la mode (Elyseum ou bientôt Edge of Tomorrow) accroissant la puissance de combat de ceux qui en sont vétus et les rendant foutrement plus badass.

 

 

 

Ce qui est saississant, c'est la manière toute naturelle dont Snyder passe d'une intro que tout le monde connait (2 clampins habitant une planete morte, habillés de vieilles robes pseudo futuristes envoyant leur fils sur terre) à un background qui semble si riche, si vaste que l'on a envie d'en savoir plus.

Tout se passe si vite, et pourtant d'entrée les enjeux sont placés et le spectacle s'annonce énorme.

Le film sera furiseuement orientés action et plans iconiques mettant en valeur les personnages et l'essence de l'univers.

 

Après une première introduction aux airs de Space opéra, retour vers quelque chose de plus super héroique avec l'iévitable récit initiatique.

On va alors s'orienter vers une seconde introduction, plus intimiste et centrée sur le personnage de Clark, et non Superman.

La encore, Snyder évite tous les clichés habituels en nous servant une mise en scène nerveuse, rapide faite de flash backs introspectifs qui nous familiarisent avec le personnage de Clark. Ce sont sa famille et notamment sa relation avec son père Terrien incarné par Kevin Costner et in fine les valeurs sur lesquels il s'est construit qui sont mises en avant.

Alors oui, le film ne s'interesse pas excessivement au moi profond de Clark, à ses émotions ,,, Mais qu'est ce qu'on s'en fout: Superman est un Alien aux pouvoirs surhumains et assimilables à ceux d'un Dieu, elevé dans l'Amérique profonde et aimé de ses parents, et qui malgré le rejet et l'hostilité des autres n'a jamais dévié de la route du «Bien». Bref, c'est THE super héro, point barre.

Dieu merci, Snyder l'a compris et a préféré s'interesser aux pérégrinations de Clark, à son tour du monde introspectif nous offrant quelques belles scènes comme celle du sauvetage, de la tornade ou encore celle du bar.

Il faut comprendre le génie de la mise en scène, qui en un temps très serré (un peut moins de 1 heure pour les 2 premiers actes) fait passer une quantité incroyable d'informations et d'éléments qui servent tant le film et les personnages que le background général (ce n'est que le film introductif à un DC Comic Invasion's Movie Plan). Comme si cela ne suffisait pas, voilà que Lois Lane est introduite, offrant une interprétation de femme forte mais fragile (physiquement bien sur). Rien de bien original, mais ça marche.

Le Daily Planet est lui aussi de la partie, avec son habituel directeur Perry White. Ce dernier ne servira qu'à offrir une vision humaine à la catastrophe qui se jouera dans le troisième acte, à la manière de mortels assistants à la destruction du monde par des Dieux (caméra au sol observant le ciel ou s'affrontent Superman et Zod par exemple).

Alors que Superman volera à toute vitesse sur des distances gigantesques pour endiguer des plusieurs évéments destructeurs qui se déroulent en meme temps, Perry White et Co auront du mal à avancer de quelques mètres. C'est un peu ça Superman.

 

 

 

C'est sur l'apparition du super vilan, à savoir le général Zod et ses lieutenants que commencera le troisième acte.

Cela coincide avec l'apparition de Superman, désormais alter égo de Clark et dont seule Lois Lane connait la véritable identité.

Rajoutez le costume et voilà, c'est la naissance d'un super héro. En moins d'une heure, Zack Snyder vient de faire ce que certains métrages font en un film entier (The Amazing Spider-Man) et tout ça pour nevoyer du paté au troisiéme acte. Attention les yeux (et les oreilles).

 

 

A partir de la, tout n'est plus qu'explosions, batailles dantesques, armée et avions contre aliens et vaisseaux spatiaux, Superman contre Faora et Nappa à Smallville, tentatives de terra formation de la terre ou la moitié de Métropolis est détruite, batailles monstrueuses à Metropolis avec de multiples pérégrinations de la part de Lois Lane en compagnie de l'armée, de Perry White et de jouralistes du Daily tentant d'échapper aux déluges, Superman sur tous les fronts … Bref, c'est du jamais vu en terme d'actions et meme Avengers ne fait pas le poid. Si si.

 

On en arrive alors à la bataille finale opposant Superman à Zod, dans la plus pure tradition des combats à la sauce Dargon Ball et Matrix: vol, destructions à l'échelle gigantesque, champs gravitionnels et super vitesse. On arrive lessivé à la fin du combat ou devant la rage inarretable de Zod, Superman commence ses «aventures» par un meurtre. A voir ce que cela inaugure pour la suite.

 

C'est un film très dense, long mais dont le montage très rapide et la quantité importante d'informations ne laisse aucun répit au spectateur.

J'ai beaucoup aimé la réalisation de Snyder, caméra au poing pour filmer ses scènes d'actions tout en demeurant ultra fluide, sans mal de tetes ou plans ratés.

Il offre une quantité de plans iconiques qui font parfois penser à de sublimes planches de comics. Du coté de la technique et de la réalisation, Man of Steel et ce qui se fait de mieux à l'heure actuelle en terme de divertissement Hollywoodien. C'est simple, hormis La Désolation de Smaug ou Star Trek Into Darkeness, je ne vois rien qui lui arrive à la cheville.

 

Le film est une réussite, les 3 actes se combinent à merveille et mon seul regret concerne la prestation par Michael Shannon du Général Zod.

Syndrome Joker/Bane rendant les autres vilains comics assez insipides ? Peut etre, mais hormis sa formidable présence physique du à son metre 90, j'a préféré Végéta et meme Nappa.

 

 

 

Man of Steel est un film fait par un geek et ça se voit, ça se ressent à chaque plan et dans les thématiques étudiées ou survolées à raison (pitié, stop la psychologie à outre mesure) et laisse place à ce qui nous fait plaisir: l'action, l'épique et la destruction.

 

Comment ne pas mentionner la musique de Hans Zimmer, qui fait du Hans Zimmer comme d'habitude, et comme d'habitude ça marche. A l'image d'un Inception ou The Dark Knight, ça colle au sujet et ça sublime la scène. Point à la ligne on remballe.

 

Au final, Man of Steel est donc bien le film attendu pour initialiser la phase pré Justice League tout en étant un film qui se tient parfaitement tout seul.

Le personnage, son histoire et son traitement sont à la fois respectueux du passé et dynamiques, lui offrant grace aux moyens techniques actuels une renaissance renversante.

Superman est THE super héros, aux pouvoirs demesurés et le film est taillé pour lui. Un très beau film donc.

 

 

 

17/20

Critique R.I.P.D

Le 31 mars 2014, 16:00 dans Humeurs 0

R.I.P.D

 

 

J'ai vu le film sur un écran 42 pouces Full HD et un lecteur Blu-Ray PS3 Ultra Slim avec un casque (Sony) sur les oreilles. Le tout en 2D et VF.

 

Coté technique, l'image est nickel, peut etre un peut trop vu le rendu de certains effets numériques qui sont littéralement hideux, tranchant violemment avec la beauté de l'image.

En effet, c'est un beau foirage au niveau de la modélisation des fantomes/monstres du métrage. C'est dommage, car certains effets du film restent néamnoins très jolis. Comme la séquence de fin avec la course poursuite ou les immeubles s'écroulent ou les nuages ténébreux faisant le lien entre le ciel et la terre.

 

 

Le film en lui meme est plutot moyen. C'est assez drole par moment, merci à Jeff Bridges et le coté second degrés assumé agréable en soi. Cependant, ça reste beaucoup trop faible tant au niveau de la narration que de l'intrigue chiante au possible. Encore une fin du monde dans un film à l'ambition aussi moyenne ?

Certaines séquences méritent le coup d'oeil car la caméra est posée et offre des séquence d'action très lisibles. A coté de cela, les passages comiques sont réussis et on en redemanderait. Voir Jeff Bridges faire son show avec sa belle moustache est un bon moment de cinéma (petite précision: à savourer en VO si possible).

 

 

 

Le point fort du film restera donc Jeff Bridges, qui vit plutot bien son personnage de cow boys texans franc tireur. Ryan Reynolds n'est pas mal non plus, et le duo fonctionne à l'écran mais la faute à un scénario plutot creux, on s'ennuie tout de meme arrivé à la moitié du film et le film, malgré sa courte durée réussit quand meme à nous faire lacher.

Kevin Bacon fait du Kevin Bacon, rien de bien original pour le bad guys de service et sa meute de seconds couteaux tous aussi laids et ratés les uns que les autres (une fois leur monstruosité révélée).

 

 

 

Un film assez fun, ou qui se voulait fun à la manière d'un Men in Black. Mais c'est son relent de déjà vu et sa bouillie visuelle qui peut provoquer un haut le cœur en 2014 qui en font un sous divertissement. A voir tout de meme un samedi soir entre potes.

 

 

11/20

Critique: The Wolverine - Le Combat de l'Immortel

Le 31 mars 2014, 15:34 dans Humeurs 0

The Wolverine – Le Combat de l'Immortel

 

 

J'ai vu le film sur un écran 42 pouces et un lecteur Blu-Ray PS3 Ultra Slim avec un casque sur les oreilles. En D et VF.

 

Techniquement, l'image est belle sans etre transcendante. Le rendu reste néamnoins de qualité et rend hommage au travail effectué sans trop trahir les effets visuels (le film reste une moyenne production aux moyens plus limités que d'autres blockbusters).

Je partais sur de très mauvais à priori la faute à X-Men Origins. Au final, le film est un bon divertissement grace à une mise en scène très sobre et maitrisée et à un Hugh Jackman toujours aussi «en d'dedans» dans le rôle du mutant griffu.

 

 

Le film est sobre, très sobre. Dans une période ou les blockbusters offrent des spectacles monstrueux, ce Wolverine se contente de quelques scènes d'actions sans trop d'effets visuels, hormis la scène d'action finale. Et cela fonctionne plutot bien, car porté par un réalisateur qui soigne ses plans et met en valeur son spectacle avec les moyens dont il dispose, le film n'a pas à rougir de fautes de gouts ou d'un technique moyenne.

Un spectacle frais et plutot simple, ou Wolverine s'amuse tout de meme de manière bien badass avec ses 2 paires de griffres.

 

 

Coté histoire, la aussi rien de bien transcendant. C'est plus un prétexte pour voir notre mutant glouton voyager au Japon et faire le tour des attractions locales. C'est parfois amusant, jamais lassant. Cela fonctionne et le récit tout en étant simple est interessant à suivre, propose quelques thématiques interessantes quoique très vite survolées comme l'immortalité et vice versa la mort. 

 

Autre point fort du film, sa gestion des personnages. En effet, le faible nombre de personnages et in fine de mutants, permet de mieux se concentrer sur l'intrigue et surtout sur Wolverine. Les quelques monstres de foire présents n'ont pas de pouvoirs très emballants mais sont la pour servir l'intrigue. Cela change du précédent "bordel" qu'était X-Men Origins. Les prestations sont bonnes et en adéquation avec le background (quoique la mutante Vipère m'ait un peu fait penser à un vilain issu du monde d'Elektra). Le travail est fait de ce coté la.

 

 

Un mot sur la scène d'action finale et sur le Samourai d'Argent qui est une des attractions du film. En HD le rendu est plutot correct, mais en 2013 on a vu mieux en terme de rendu numérique. Cela fonctionne tout de meme. La scène en elle meme est bien chorégraphiée et plutot fun à regarder.

 

 

Au final, on a un vrai film centré sur Wolverine et rien que Wolverine, affrontant les retombées de ce qui s'est passée à la fin de la trilogie X-Men. Le personnage est torturé et blessé, comme l'illustre la très belle scène d'introduction. Cependant, il reste le mutant fou furieux prêt à sortir ses griffes à la moindre anicroche et il trudicera un bon nombre de méchants pour sauver la belle, car oui malgré son vilain caractère Wolverine est un gentil.

 

 

14/20

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